
Ces derniers jours, une rumeur a agité la presse américaine et les réseaux sociaux : Ford et Xiaomi auraient été en discussion pour créer une coentreprise. Une hypothèse qui, si elle s’était confirmée, aurait marqué un tournant majeur dans l’industrie automobile, tant le contexte politique et commercial entre les États-Unis et la Chine reste tendu. Mais face à l’ampleur prise par l’information, les deux groupes ont rapidement pris la parole pour clarifier la situation.
Une rumeur partie d’un article du Financial Times
À l’origine de ce bruit médiatique, un article publié le 28 janvier par le Financial Times, évoquant, sur la base de témoignages attribués à plusieurs sources, des échanges entre Ford et Xiaomi en vue d’un partenariat structuré sous forme de coentreprise. L’idée aurait été, selon les spéculations, d’ouvrir à Xiaomi une voie de production et de commercialisation sur le marché américain, ce qui aurait constitué un événement notable, les constructeurs chinois étant aujourd’hui fortement freinés dans leur expansion aux États-Unis.
L’information a rapidement fait le tour des médias, alimentée par le poids du Financial Times et par l’intérêt croissant autour de Xiaomi, dont la percée dans l’automobile électrique suscite une attention internationale.
Démenti catégorique des deux entreprises
Mais les principales intéressées ont coupé court. Ford comme Xiaomi ont formellement démenti toute discussion en ce sens.
Ford a qualifié l’information de « complètement fausse », affirmant qu’elle « ne contient aucune vérité ». Xiaomi a, de son côté, déclaré que le rapport évoquant une coentreprise avec Ford Motor Company était « totalement faux ». Les deux groupes ont donc fermé la porte à toute interprétation : aucun projet de coentreprise n’a été étudié.
Un scénario difficilement crédible dans le contexte américain
Au-delà des démentis, l’hypothèse d’une alliance Ford-Xiaomi soulevait de nombreuses interrogations. Le marché américain est devenu l’un des plus compliqués pour les marques chinoises, en raison des barrières douanières et des restrictions politiques qui visent directement les produits et technologies issus de Chine.
Dans ce contexte, il apparaît difficile d’imaginer un constructeur américain historique ouvrir un accès direct à un groupe chinois, surtout si l’objectif était d’installer Xiaomi aux États-Unis. Les contraintes réglementaires et les tensions géopolitiques rendent ce type de projet extrêmement fragile, même sur le papier.
Xiaomi salué… mais pas partenaire
Ces derniers mois, Ford avait déjà fait parler de lui lorsque son patron, Jim Farley, avait tenu des propos élogieux sur la qualité des véhicules électriques de Xiaomi. Une reconnaissance qui avait alimenté les spéculations sur un possible rapprochement. Mais il s’agissait, visiblement, d’un commentaire industriel et non d’un signal de partenariat.
Une rumeur qui s’éteint aussi vite qu’elle est née
Au final, l’affaire illustre surtout la nervosité du marché automobile mondial, où chaque mouvement potentiel entre un constructeur américain et un acteur chinois est immédiatement interprété comme une stratégie de rupture. Dans le cas présent, Ford et Xiaomi ont été clairs : aucune coentreprise n’est en préparation, et la rumeur ne repose sur aucun projet concret.
Source: autoplus.fr
