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Eau/Electricité: l’Etat marocain veut récupérer la gestion après le départ des sociétés étrangères

C’est une info qui date du mandat Benkirane et qui refait aujourd’hui surface avec acuité car le processus semble avancer cette fois-ci. Il s’agit en effet de l’idée de récupération par l’Etat de la gestion déléguée des services concédés de distribution d’eau et d’électricité et de l’assainissement des eaux usées. Cette gestion est assurée aujourd’hui par des sociétés délégataires étrangères telles que Lydec, Amendis, Redal, etc. Après la fin des contrats de ces dernières (2027 pour Lydec, 2026 pour Amendis  et 2028 pour Redal), l’Etat devra donc assurer la gestion en direct à travers des sortes de SDL régionales baptisées SRM pour Sociétés régionales multiservices.

Cité par le site medias24, Mustapha El Habti, gouverneur directeur des réseaux publics locaux au ministère de l’Intérieur, explique que « les SRM auront le statut de sociétés anonymes avec un actionnariat public (collectivités locales, régions, Intérieur) » et qu' »elles hériteront des actifs et des ressources, ainsi que du personnel. Les effectifs sont estimés à 20.000 personnes environ, qui seront intégrées dans les SRM avec leur ancienneté, acquis, indemnité… ».

Pour les autres grandes villes n’ayant pas de gestionnaire déléguée étranger (gérer par l’ONEE ou la commune en direct), les SRM prendront place bien avant les échéances 2026-2028.

Ainsi, le nouveau système sera opérationnel dès 2022 dans quatre régions pilotes: Casablanca-Settat, Marrakech-Safi, Guelmim-Oued Noun et Souss-Massa avant de concerner l’ensemble des 12 régions du pays en 2023.

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