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Bonheur : le Maroc stagne au bas du classement mondial en 2026 à la 112e place

Le Maroc ne parvient pas à améliorer son positionnement en matière de bien-être. Selon le rapport mondial sur le bonheur 2026, le Royaume se classe à la 112e place sur 147 pays, confirmant une stagnation observée ces dernières années.

Avec un score de 4,646 sur 10, le pays reste dans le dernier tiers du classement mondial, loin de son meilleur niveau atteint en 2016, où il occupait la 84e position.

Un positionnement en retrait à l’échelle internationale

Au sommet du classement, les pays nordiques continuent de dominer, avec la Finlande en tête pour la neuvième année consécutive, suivie de l’Islande et du Danemark.

À l’inverse, le Maroc se situe à proximité de pays comme le Kenya ou l’Ukraine, et se place légèrement devant certains pays africains comme la Guinée ou le Mali.

À l’échelle régionale, le Royaume occupe la 14e place sur 18 dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, confirmant un décalage avec plusieurs économies comparables.

Des critères multiples pour mesurer le bien-être

Le classement repose sur une évaluation subjective du bien-être, basée sur les réponses des populations. Les citoyens sont invités à noter leur niveau de satisfaction de vie sur une échelle de 0 à 10.

Cette perception est ensuite analysée à travers plusieurs indicateurs, notamment le niveau de vie, l’état de santé, le soutien social, la liberté individuelle, la générosité et la perception de la corruption.

Un décalage entre conditions de vie et ressenti

Le rapport met en évidence une tendance globale : dans de nombreux pays, les conditions de vie s’améliorent, mais le sentiment de bien-être ne suit pas nécessairement.

Cette évolution s’explique en partie par une hausse des attentes, qui progresse plus rapidement que les améliorations concrètes, créant un décalage entre la réalité vécue et les aspirations des populations.

Parallèlement, les émotions négatives — stress, inquiétude, tristesse — sont en hausse à l’échelle mondiale, y compris dans les pays où les indicateurs économiques sont en amélioration.

Le rôle des usages numériques pointé

L’édition 2026 du rapport souligne également l’impact des usages numériques sur le bien-être. Une utilisation intensive des réseaux sociaux est associée à une baisse du niveau de satisfaction de vie, notamment chez les jeunes.

À l’inverse, un usage modéré et orienté vers l’échange et la communication semble favoriser un meilleur équilibre.

Dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, caractérisée par une forte utilisation des réseaux sociaux, cette tendance est particulièrement marquée.

Le poids déterminant des relations humaines

Au-delà des facteurs économiques ou technologiques, le rapport insiste sur un élément central : la qualité des relations humaines.

Le soutien social, la confiance et le sentiment d’appartenance apparaissent comme des déterminants majeurs du bien-être, souvent plus influents que les conditions matérielles.

Dans ce contexte, le maintien du Maroc dans le bas du classement souligne des enjeux plus profonds liés au ressenti des populations, au-delà des seuls indicateurs économiques.

Le classement 2026 confirme ainsi une tendance installée, posant la question des leviers à activer pour améliorer durablement la qualité de vie et le bien-être des citoyens.

Avec Le Matin

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