La Banque Populaire entame sa mue 2.0

Laïdi EL WARDI, Directeur Général de la Banque de Détail à la BCP, lors de la présentation de la stratégie digitale de la banque lundi 19 juin à Casablanca.

Dans l’histoire de la banque au Maroc, 2017 est sans doute l’année de l’entrée dans l’ère du digital. Ainsi après Attijariwafa bank et CIH, c’est autour de la Banque Populaire d’acter son entrée dans ce nouvelle façon de faire la banque. Acter veut justement dire que cette entrée ne date pas d’aujourd’hui. D’aucuns pourraient même la faire remonter à 1986 où la première agence labo’ de nouvelles technologies a été créé sur l’avenue Bir Anzarane à Casablanca.

Qu’est ce qui change aujourd’hui?

En fait il s’agit pour la BP de devenir « plus agile » en digérant la cure digitale. Cela veut dire que la banque n’entend pas devenir une banque virtuelle avec le minimum d’infrastructures physiques. C’est même tout le contraire. Cette transformation vise plutôt à renforcer son ratio de proximité. Pour « être encore plus proche de nos clients au travers d’usages judicieux et multiples des nouvelles technologies web, et donner ainsi, une nouvelle dimension à la proximité, valeur fondamentale du Groupe », affirme un communiqué officiel.

Si la proximité n’est pas un concept nouveau, celui de la co-construction est on ne peut plus in. Ainsi la transformation digitale chez la BP vise « la mise en place d’une démarche d’interaction permanente avec le client, notamment aux travers des médias sociaux, qui favorise la co-construction d’une offre de produits et services innovants, privilégie la personnalisation des prestations de la Banque et rend aisée la mobilité ». L’idée donc est de pousser à son paroxysme la foi marketing voulant que c’est la demande qui crée l’offre. Avec cet objectif de co-construction, la demande n’attend plus qu’on lui offre mais s’offre ce qu’elle demande!

Troisième et dernier axe majeur de la stratégie digitale de la Banque Populaire l’amélioration de l’expérience client en optimisation le potentiel d’ intuitivité que recèle l’arsenal multicanal du digital. Cela passe par « refonte progressive des parcours clients et des interactions de ces derniers aussi bien avec les canaux physiques (agences, centre de relation client, automates bancaires, …), qu’avec les canaux digitaux ». « Le but ainsi visé, est d’offrir à notre clientèle une expérience renouvelée et améliorée », insiste le communiqué.