Viandes rouges : forte hausse des prix à l’approche de l’Aïd Al Adha

À l’approche de l’Aïd Al Adha, les marchés de gros et les abattoirs connaissent une tension marquée sur les prix des viandes rouges. La viande ovine, particulièrement sollicitée durant cette période, enregistre des niveaux exceptionnellement élevés, tandis que le bœuf reste relativement stable.
Dans les circuits de gros, le kilogramme de viande de mouton atteint des seuils rarement observés, autour de 150 dirhams, avec une tendance haussière qui devrait se poursuivre à mesure que la demande s’intensifie. À l’inverse, la viande bovine se maintient à des niveaux plus modérés, autour de 90 dirhams, bien que soumise à d’autres contraintes.
Cette flambée s’explique d’abord par des facteurs saisonniers. La période précédant l’Aïd concentre traditionnellement une demande élevée sur l’ovin, accentuant la pression sur les prix. Mais des éléments structurels viennent également amplifier cette tendance.
La réduction de l’offre joue un rôle central. Une partie du cheptel, notamment les brebis en période de gestation, est temporairement retirée du marché. Par ailleurs, les éleveurs, encouragés par la disponibilité des fourrages, choisissent de conserver leurs animaux dans l’attente de conditions de vente plus favorables.
À cela s’ajoute la suspension des importations de moutons, qui contribue à resserrer davantage l’offre disponible. Sur le segment bovin, le Maroc reste dépendant des importations pour compléter ses besoins, ce qui expose les prix aux fluctuations internationales.
Les coûts logistiques constituent un autre facteur de renchérissement. La hausse des prix des carburants alourdit les frais de transport, impactant directement les prix de vente, notamment pour les viandes importées.
Dans ce contexte, les professionnels du secteur anticipent une poursuite de la hausse dans les jours à venir. L’équilibre entre offre et demande reste défavorable, rendant improbable une détente des prix à court terme.
Avec Al Akhbar
