e-banking : Revolut prépare son entrée au Maroc dans un marché encore en mutation

La fintech britannique Revolut amorce son positionnement au Maroc, avec l’ambition de s’y implanter progressivement après l’obtention d’une licence bancaire complète au Royaume-Uni. Forte de plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs à l’échelle mondiale, l’entreprise vise désormais une expansion vers de nouveaux marchés, dont le Royaume.
Cette stratégie reste toutefois conditionnée par l’obtention des autorisations réglementaires locales, notamment auprès de Bank Al-Maghrib. Le déploiement du projet s’inscrit ainsi dans une approche progressive, alignée sur le cadre institutionnel et les spécificités du marché marocain.
Le Maroc présente un potentiel de développement important pour les services financiers digitaux, porté par la montée en puissance du numérique et de l’activité économique. Néanmoins, des défis structurels persistent, notamment un taux de bancarisation encore limité et une adoption des paiements électroniques en deçà de son potentiel.
Dans ce contexte, l’enjeu ne se limite pas à l’accès aux services financiers, mais concerne également l’évolution des usages. L’objectif est d’encourager un recours plus fréquent aux solutions digitales dans les transactions quotidiennes.
L’implantation de Revolut est pilotée au Maroc par Yacine Faqir, dont le parcours combine expertise en fintech, en systèmes de paiement et en environnement réglementaire. Son expérience au sein d’institutions internationales et d’acteurs du secteur constitue un atout pour structurer cette entrée sur le marché.
À travers ce projet, Revolut entend proposer une offre adaptée aux réalités locales, tout en contribuant à la modernisation de l’écosystème financier. L’arrivée d’un tel acteur pourrait ainsi accélérer la transformation des services bancaires et stimuler l’innovation dans les paiements numériques au Maroc.
Avec Jeune Afrique
