Poisson: naissance d’une nouvelle génération de boycott?

Le boycott gagne le poisson. Dans ce sens le hashtag  #خليه_يخناز (laisse le pourrir) vient d’être lancé sur les différents réseaux sociaux.

Principal grief la flambée des prix du poisson en plein Ramadan.

En effet, le kilo de la Sardine, réputée pour être la plus accessible pour les bourses des ménages marocains, se vend à 25 DHS. Ce qui est pour le moins un record. Des poissons plus nobles ne se négocient pas en dessous de 100 dirhams le kilo.

Les boycotteurs font notamment le constant du contraste flagrant entre l’étendu des cotes marocaines et la cherté du poisson rendu consommateur.

Comme pour les autres produits le bon sens populaire frappe par sa lucidité et soulève des questions quant au bien fondé des choix économiques et réglementaires concernant les prix et la consommation.

Mais à la différence de la première vague de boycott, la campagne #laisse_le_pourrir marque une évolution significative. Car c’est la première fois que l’on cible un produit dans sa globalité, de façon générique, sans désigner une marque en particulier.

Ce changement de modus operandi appelle plusieurs interrogations notamment pour ce qui est des initiateurs: est-on face à une partie différente de celle qui a été derrière la première vague?

Rien n’est moins sûr. Ce qui l’est en revanche est que le boycott n’a pas fini de surprendre…