Pesticides/Fruits et légumes: il n’existe aucun système de contrôle sur le marché intérieur!

Drôle de posture que celle de l’Onssa. Confronté à une polémique sans précédent depuis le dernier rapport de la Cour des Comptes, cet office était censé répondre aux critiques, en assumant au premier chef sa part de responsabilité. Mais à voir la façon dont cette crise est gérée, il semble qu’il est bien loin de tirer les leçons qui s’imposent.

La dernière sortie du directeur général Abdallah Janati au Club de l’Economiste est à ce titre un exemple bien éloquent.

Interrogé sur le contrôle des pesticides dans les produits agricoles, il met toute son énergie à démontrer que l’Onssa tient plus que tout à l’image du Maroc à l’international en assurant un contrôle des plus sévères des exportations.

“Sur le plan du contrôle, tous les produits (fruits, légumes, agrumes) destinés à l’export passent obligatoirement par une station de conditionnement agréée par l’Onssa où ils subissent des vérifications de seuils de résidus de pesticides. Au moindre dépassement, le produit est renvoyé. Ce transit vise à préserver la crédibilité de l’ «origine Maroc». Car tout «incident» ou «sinistre» peut coûter très cher et pas seulement financièrement. Selon les derniers rapports de Bruxelles, le Maroc figure parmi les bons élèves de la classe en termes de non conformités”, peut-on lire sur L’Economiste.

Qu’en est il du marché intérieur monsieur le DG? A cette question, Ssi Janati répond sans sourciller que cela relève de la responsabilité des collectivités locales!

“Le contrôle des résidus des pesticides y est inexistant”, confirme le management de l’Onssa en expliquant qu'”il y règne une telle désorganisation que la traçabilité est impossible”, que “c’est aux collectivités locales qui ont en charge la régulation et la gestion de ces marchés, de s’assurer que les contrôles sanitaires y sont effectués” et qu”à e jour, ce n’est pas le cas”!

Au-delà du manquement à sa mission de protection de la santé des consommateurs, ne faut-il pas voir dans cette démission de l’Onssa et des services publics concernés une sorte de “non-assistance” à un consommateur en danger?!

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