Publicité mensongère: les médias ne peuvent être tenus pour responsables (HACA)

Les leçons à tirer du scandale Bad Darna n’en finissent pas de se révéler. Dernière en date, la responsabilité des médias quand une publicité s’avère mensongère: est-elle engagée ou pas? Il semble que la réponse est non d’après une récente décision de la HACA relative à l’affaire Bab Darna. Saisie d’une plainte au sujet du spot publicitaire des projets fictifs de cette société diffusé sur la chaîne 2M au cours du mois de ramadan  (en 2017 et 2018), la Haute Autorité affirme dans sa décision que « la justice est seule compétente pour la réparation des dégâts occasionnés par ce conflit » et ce « même si la diffusion du spot en question aurait contribué à attirer l’attention du public en vue de bénéficier des offres annoncées ».

Ainsi, « la responsabilité de la société Soread 2M se limite au contrôle en amont de la conformité du message publicitaire aux dispositions légales en vigueur, notamment en matière de respect de la dignité humaine, de protection du jeune public et de lutte contre les discours incitant à la haine et à la violence, outre les données que l’opérateur, en toute bonne intention, serait en mesure de vérifier la véracité dans le cadre de sa relation contractuelle avec les annonceurs ».

En définitive, l’institution de régulation a décidé de classer la plainte.

Circulez donc il n’y a rien à voir (sauf omission ou pub’ mensongère…)!