Co-propriété : une bombe à retardement

prestigia_glof_bouskoura_copropriete_-_14_juin_2016_-_logement_immobilier

Acheter un bel appartement (très cher), dans une belle résidence…c’est bien. Entretenir l’ensemble du cadre de vie dans la durée, c’est encore mieux. Sauf qu’au Maroc, vous avez davantage de chances que l’investissement de votre vie se déprécie à petit feu sous votre regard aussi bien triste que désarmé. Car la copropriété, ça ne marche pas au Maroc. Jugeons-en par ces chiffres rapportés dans le journal La Vie éco du 10 juin 2016 concernant le nombre de conflits de copropriété passés devant les tribunaux. Ainsi, en 2015, ce ne sont pas moins de 120.000 affaires qui ont traitées par les tribunaux du royaume. Un chiffre qui ressort en hausse de 25% par rapport à 2014! Et l’essentiel des différends (75%) concerne, sans surprise, le non-paiement des droits du syndic. Quand on pense à des villes nouvelles entières entrant sous le régime de copropriété (les projets verts de Bouskoura par exemple), il y a de quoi  craindre le pire. Car si ces grands espaces urbains ne sont pas entretenus, il y a de fortes chances qu’ils se transforment en dortoirs en périphérie de la métropole. Ce serait finalement complètement insensé qu’un propriétaire ayant déboursé une somme colossale à acquérir un bien rechigner la cotisation (mensuelle ou annuelle) permettant son entretien et son maintient en l’état!

 

Commentaire Facebook