Boycott du lait: Akhannouch prend les choses en main

Bien qu’il soit le ministre de tutelle, les sorites de Aziz Akhannouch pour prendre position au sujet du boycott du lait se sont fait pour le moins rarissime (la première et de la dernière fut lors du dernier SIAM).

On le comprend, cible à son tour du boycott en sa qualité de patron d’Afriquia, ses parutions en public devaient obéir à un régime homéopathique.

Mais la crise que connaît le secteur laitier semble inquiéter l’ensemble du corps gouvernemental (au point de sortir un communiqué implorant les boycotteurs de cesser…).

Dans ce sens le ministre de l’Agriculture a reçu dans son bureau l’ensemble des acteurs de ce marché (éleveurs et industriels) pour discuter autour d’une même de table de la meilleure façon d’affronter la situation. Cela notamment à la lumière de la décision prise par Danone de réduire ses approvisionnements en lait frais.

Dans un communiqué officiel, le département Akhannouch explique que cette rencontre (tenue hier) a eu pour objectif de discuter des « difficultés survenues subitement dans le secteur et ayant confronté les éleveurs à une rupture de collecte de lait dans plusieurs régions ».

Cela tout en soulignant « l’impact dévastateur de cette perturbation de la chaîne de production chez les éleveurs, compromettant leurs revenus, leur capacité à rembourser leurs dettes et maintenir leurs investissements et par conséquent, une baisse des revenus de toute la filière ».

Un reportage réalisé par la chaîne 2M auprès d’éleveurs à Berrechid et Agadir montre en effet que des quantités de lait sont jetées dans la nature à défaut d’être reprise par les transformateurs industriels.

La situation est donc bien sérieuse, de quoi diviser les commentateurs sur les réseaux sociaux entre ceux qui appellent à un comportement plus raisonnable et responsable et ceux qui pensent que (pour le bien même des ces petits agriculteurs) il faut, coûte que coûte, poursuivre le boycott.